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Hadopi : Seedfuck inonde les réseaux P2P de fausses adresses IP
Cet outil open source disponible depuis plusieurs jours permet d’injecter de fausses adresses IP sur des trackers Torrent afin de leurrer les sociétés en charge de la surveillance des réseaux P2P.
On le sait, le principal moyen pour les éditeurs de contenus d’identifier et de sanctionner les amateurs de téléchargements illégaux est d’obtenir leurs adresses IP.
Pourtant, les spécialistes ont plusieurs fois souligné que ce moyen n’était pas fiable, les outils de contournement étant nombreux, le risque de fausse accusation est donc important.
La preuve par trois avec Seedfuck, un outil open source disponible en ligne qui risque de briser le joli plan de marche de la haute autorité chargée de repérer les adeptes du peer-to-peer.
Leurre
Cet outil permet en effet d’injecter un grand nombre de fausses adresses IP sur des trackers Torrent afin de leurrer les sociétés en charge de la surveillance des réseaux d’échange. En inondant ainsi ces plates-formes, Seedfuck risque de générer un trafic factice qui rendra la tâche d’Hadopi bien plus compliquée.
La tactique est bien connue : Seedfuck multiplie les leurres (torrent poising) pour détourner le regard des entreprises chargées de la surveillance des réseaux qui, aiguisées par le faux trafic généré par ces adresses, risquent de perdre beaucoup de temps à démêler le vrai du faux.
Rappelons que c’est la société française Trident Media Guard (TMG), éditeur depuis 2002 des applications de détection et de filtrage des téléchargements illégaux qui a été choisie par les professionnels de la musique et du cinéma pour cette mission. TMG devra surveiller les échanges en P2P d’une sélection de près de 10.000 oeuvres identifiées.
Ceux qui voudraient utiliser Seedfuck doivent néanmoins faire attention. Une loi devrait en effet sanctionner le délit d’usurpation d’identité numérique.
Source : http://www.zdnet.fr
| Imprimer l'article | Cette entrée a été posté par Admin le 1 mai 2010 à 11 h 55 min, et placée dans Actualité. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou bien un trackback depuis votre site. |
about 1 month ago
S’il s’agit de communiquer à un serveur P2P une liste de pairs soi-disant proposant un fichier X ou Y, incluant des IP bidons, il n’y a pas usurpation d’identité numérique. C’est de la diffusion de fausse information.
Et si diffusion de fausse information il y a, elle est infiniment moins grave que celle que va faire la commission en demandant à un juge la sanction contre l’IP concernée sans avoir vérifié que celle-ci diffuse effectivement du contenu surveillé. Ce qui ne manquera pas de se produire.
Pour mémoire lorsque au Japon ils avaient voulu piquer un gars faisant du partage de fichier, ils avaient *prouvé* que son IP avait diffusé l’intégralité du fichier concerné en téléchargeant celui-ci exclusivement depuis cette IP. Je doute que TMG (dont un des actionnaires est Thierry Lhermitte) prenne ce genre de précautions coûteuses et compliquées.